18 mars 2007

You talkin' to me ?


En flirtant rieusement sur le net j'ai eu l'occasion de rencontrer ce petit montage vidéo de Taxi Driver (l'un des plus beau film qu'il m'est été donné de voir). Palme d'Or en 1976, cette sombre chute dans l'aliénation signée Martin Scorcese est transcendée par l'interprétation d'un Robert De Niro dérangeant et dérangé.

Bon allez, assez causé pour ne rien dire, car la vidéo parle d'elle-même. Notez cependant le choix de la musique, assez pertinant dans le fond comme dans la forme !

"Are you talking to me ?!" ^^

14 mars 2007

Here she comes !

Au risque de dévaloriser mon originalité, l'anniversaire de ma Muse le mois dernier fût à nouveau l'occasion de planifier une petite sortie musicale sur Paris. Le hasard s'acharnant, c'est une fois de plus l'Olympia qui nous accueillera pour une soirée assurément plus insolente que la précédente; celle de Patti Smith.

Fortement influencée par les Stones, Jimi Hendrix et Arthur Rimbaud, l'androgyne est avant tout poète. C'est en 1971 qu'elle se lanca dans la musique afin de vivifier un Rock qu'elle considérait comme à l'agonie. Engagée inspirée douce et brutale, l'Américaine est une artiste à part sur la scène internationale, mélant l'intensité d'un rock coloré aux violentes ponctuations punk.


Au fait, je tiens à signifier à mes estimables détracteurs que cette fois-ci le voyage n'est pas très onéreux: Le billet est trois fois moins cher que celui dépensé pour voir les Doors, et le transport est assuré par mes parents ! J'la joue pas toujours Crésus hein :P

La précédente vidéo alourdissant significativement le blog, j'ai préféré la remplacer par une de ses chanson, à savoir Rock'N"Roll Nigger. Enjoy !


24 février 2007

A country boy named Johnny B. Goode


Généralement, le dernier week-end des vacances est connu pour son aspect démoralisant sur l'étudiant amorphe moyen, vous savez, celui qui réalise le dimanche soir que ses devoirs ne sont toujours pas faits; Lassitude des cours, amertume du temps qui passe et mélancolie persistante, hop ! Voici notre adolescent pleins d'entrain changé en un sinistre zombie suicidaire.

Seulement pour la première fois depuis fort longtemps ces impérieux éclats n'ont aucune incidence sur ma personne. Non, je n'ai toujours pas étudié, rien fait de mes vacances et mon éternel épi trahit une hygiène de vie parfois douteuse. Mais je m'en fous ! Et quel bonheur ô mes amis de pouvoir sucer les racines de la vie avec tant de sérénité. Tout ceci pour dire que ce ciel funébre, se charbonnant avec le temps n'oblitére pas mon besoin d'écrire, et ca c'est plutôt une bonne nouvelle.

Cependant si je prends la plûme aujourd'hui ce n'est pas pour crayonner sur ces maux emprunter, et encore moins pour donner la moindre importance à ces puceaux retardés que nous sommes. Non ! Si je suis là c'est pour parler Musique, bordel de merde !

C'était il y a un mois, presque jour pour jour, que j'ai pu coudoyer Chuck Berry. Le concert était prévu à 20h00 néanmoins je n'ai pu m'empêcher d'arriver avec presque 1h30 d'avance histoire de calmer mes nerfs éprouvés par cette longue attente. L'Olympia, que j'avais déjà eu l'occasion de fréquenter l'an passé, transpirent toujours de cette inexplicable intensité: Nous ne sommes vraiment pas n'importe où...
Cette fois-ci nous étions placés au 4ème rang à seulement quelques mètres de la scène, ce qui nous promettait un spectacle saisissant. Cependant pour que concert il y ait, chanteur il fallait ! Et de ce côté-là monsieur Berry nous a joué un sacré tour en soignant un retard aussi interminable qu'angoissant. Malgré tous ses efforts le brillant Thomas Kieffer, jeune artiste strasbourgeois, ne parvint pas à calmer l'impétueux auditoire qui ne fût rassuré qu'à l'entrée de la légende vivante sous les feux des projecteurs, aux alentours de 21h15...

En soi le concert fût très académique: Les tubes s'enchainaient parfaitement dans un joyeux délire bien huilé qui aurait même pu frisé la perfection sans les quelques bourdes de Chuck, semblant parfois prendre un malin plaisir à s'arrêter de jouer au beau milieu des chansons. Avec ces quelques maladresses inhabituelles le vieil homme donna involontairement au show une atmosphère pénible et particulière: celle d'assister aux derniers accords d'un mourrant. Ce qui me choqua le plus c'est le regard préoccupé de ses musiciens, affairés à ratrapper les erreurs d'un vieillard déboussolé et approximatif. Ces derniers ne le quittèrent jamais des yeux, cherchant sans cesse à le rassurer par l'intermédiaire d'inombrables sourirs et autres signes affectifs exprimant clairement: "T'inquiètes pas Chuck, tout va bien, on est là..."


D'ailleurs le bonhomme ne sera pas resté longtemps sur scène, une grosse heure à tout casser, avant de se retirer à l'aide d'une astucieuse cabriole: Il invita effectivement plusieurs spectateurs à monter sur scène et à danser avec lui (n'est-ce pas Pep's ? ^^). Une fois les regards dispersés, il pu regagner discrétement les coulisses tout en laissant son groupe et l'auditoire s'amuser, évitant du même coup les éternels rappels... (photo: Plan d'ensemble depuis les escaliers de la scène avec ma chérie derrière Chuck Berry. Si ca c'est pas la classe ^^)

Malgré tout ces petits dérapages secondaires le spectacle fût d'une qualité rare, et cette expérience est simplement l'une des plus belles qu'il m'est été donné de vivre. Oui, ca marque indélébilement une vie :-)

08 janvier 2007

We were reelin', reelin' and a-rockin'...


Cette année mon père Noël a bien fait les choses; Sous le sapin se trouvait en effet, à l'intention de ma chère et tendre, deux places pour voir Chuck Berry à l'Olympia le 20 janvier prochain. A titre personnel c'est un véritable rêve qui se réalise, le gamin de St Louis justifiant admirablement bien pourquoi j'aime autant la partition. De plus ce concert me permêttra d'instruire un peu plus ma copine aux joies de la musique, la vraie, tout en espérant secrétement qu'elle me lâche avec son Paolo Nutini à la con ^^.

Ayant inspiré de nombreux artistes (Elvis Presley, les Beach Boys, les Rolling Stones, Jerry Lee Lewis, AC/DC ou encore les Beatles pour ne citer qu'eux) Chuck Berry fait parti des 'zicos les plus importants du rock and roll et a signé des titres légendaires tel que Johnny B. Good ou encore You never can tell.
Juste pour le plaisir je vous conseille vivement de regarder ce live du jeune-homme de 80ans. Putain, dans 12 jours j'y suis :D

02 octobre 2006

Non, pas de titre, désolé.


Avis à la population !

Dans le but de ne pas égratigner la sensibilité de mon lectorat, je me permets de modifier cet article et plus précisément son complément multimédia. La vidéo précédente déplansant au plus haut points (preuve annexée de votre mauvais goût), je la remplace par une musique du groupe dit !
J'avoue volontiers que les Tindersticks sont assez space', mais de là à prétendre qu'il s'agit d'une piteuse comédie larmoyante, faut pas déconner (surtout quand on écoute Busted, n'est-ce pas ? :P)


N.B: Sinon j'sais pas si vous avez remarqué, mais j'ai revu les couleurs du blog :D


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Non ! Ni ce blog ni son auteur ne sont morts, et je compte bien vous le prouver par l'intermédiaire de cette mise à jour, certes modeste mais non sans intêret !

En attendant l'article sur mes vacations au Sziget Festival (qui commence à se faire attendre), je vous délivre une 'tite toune en rapport direct avec ce qui dévore actuellement tous mon temps libre, à savoir les Tindersticks.

Si vous avez bonne mémoire (ou si vous donnez deux coups de roulette à votre souris), vous vous rappellerez volontiers de l'article concernant Stuarte Staples, leur leader, dont je vous avais fait part il y a quelques mois. D'ailleurs, c'est après avoir réalisé ce dernier que je me suis décidé à considérer plus soigneusement notre poète maudit et ses compagnons...

...Et quel pied ! Je ne me doutais pas que le groupe (désormais séparé) avait en sa possession une telle puissance. L'alliance ténébreuse des sentiments et de l'amertume est simplement bellissime, voir orgasmique selon les conditions d'écoute: Car quelle plus onctueuse tiédeur que de penser à son amante lointaine, un verre de vin à la main, bercé par la voix rocailleuse de Staples...


Sur ce j'vous présente Another night in, chanson tiré de l'album Curtains (1997)


04 août 2006

Shine on you Crazy Diamond !


Il y a des jours comme ça où l'on se dit que l'on aurait mieux fait de rester coucher, de s''isoler du reste du monde quoi. C'est ce que j'aurais certainement dû faire le 7 juillet dernier, au lieu de me précipiter sur mon PC en bon addict que je suis...

Pas le temps d'atteindre mes habituels forums et autres sites musicaux que je me prends la nouvelle en pleine gueule: Syd Barrett, co-fondateur de Pink Floyd est mort.

Impossible.

Mon premier reflexe est de vérifier la véracité de l'info en fouillant la toile; Mes doigts d'agitent, le clavier claque... Putain, c'est bien vrai.

Ca faisait un paquet d'années qu'on entendait plus parler de lui, depuis le milieu des années 70 très certainement, lorsqu'il décida de se retirer de la vie publique pour se consacrer à la musique et à la peinture à titre plus personnel. Néanmoins il n'a jamais réellement disparu tant son influence fût grande; Impossible en effet de parler de psychédélique ou de rock progressif sans que le débat ne soit ombrer par son fantôme.

Syd Barrett fût à l'origine du premier album de Pink Floyd (The Piper at the Gates of Dawn, 1966) dont il est le principal auteur. Cette première oeuvre, grâce au génie débridé du leader, sera rapidement baptisé psychédélique et remportera un franc succès en Angleterre. Indépendamment de leur musique, le groupe accéda également à la notoriété grâce à la qualité de ses représentations, moyennant l'utilisations de projections de lumières laser
et autres fumées, ce qui était une première pour l'époque. L'idée venait une fois de plus de Syd Barrett...

N'empêche que tout n'était pas aussi rose qu'il n'y paraissait, et l'effervescence du premier album ne dura pas bien longemps; Précisement deux ans, en tout et pour tout, avant que Syd ne soit exclu du groupe. L'ex leader avait effectivement de sérieux problèmes de dépendance avec la drogue (principalement avec la LSD dont il fût l'un des premiers promoteur), celle-ci l'ayant graduellement plongé dans la schizophrénie. Ses problèmes d'addiction mais également son incapacité à gérer le succès soudain du groupe l'avait rendu particulièrement instable et imprévisible; Syd ne parvenait plus à tenir sa guitare et oubliait réguliérement de se rendre aux concerts.

Après son éviction, Pink Floyd ne su retrouver le mordant des compositions de Barrett ni le petillant de ses textes. The Piper at the Gates of Dawn reste pour moi l'un de leurs meilleurs albums, peut-être même préférable à Dark Side ou autre The Wall (bien que j'ai d'étroites relations avec ce dernier). Toujours est-il qu'aucun d'entre eux n'est comparable je l'avoue, et que ce que j'avance n'est qu'une affaire de goût.

Concernant Syd, la suite fût bien plus pénible. Après quelques années d'hibernation il revint au devant de la scène avec deux albums solo particuliérements irréguliers. Passant du génie pur à l'éparpillement le plus total, ses travaux ont au moins le mérite de parfaitement représenter l'état psychologique du bonhomme à l'époque.

Après ces deux essais infructueux, Barrett se détacha complétement de la musique, abandonnant ainsi son personnage de rock star au passé. Dès cet instant il se cantonna dans sa demeure, loin des regards pour je cite "oublier cet épisode douloureux" qu'a été d'être un membre du Floyd. Jusqu'à ce fameux 7 juillet.

Ca peut sembler débile pour certain mais cette nouvelle est franchement dure à encaisser. Oui, je préfére préciser que ça peut paraitre risible parce qu'après en avoir parlé à plusieurs reprises sur des forums ou même via MSN, d'aucuns m'ont affirmés que je côtoyais le ridicule (thèse dévoilée avec plus ou moins de doigté). Selon eux ma tristesse n'a pas lieu d'être, preuves à l'appuie:

Avant tout je ne connaissais pas l'homme personnellement, ce qui par conséquent (je suppose) m'interdit de m'attacher à lui. Secundo, le brave type était déjà fini et l'on savait depuis maintenant un bon bout de temps que l'on ne reverait jamais le Syd Barrett d'entemps. Tercio -y para terminar-, sa musique elle ne s'estompera jamais.

Je dois reconnaître que les deux dernières allégations sont vraies. Dumoins en partie, parce qu'en réalité il m'est difficile d'écouter sa musique avec la même oreille que jadis, et comprendra qui peut. Concernant la première théorie maintenant, il est simplement triste de voir demeurer des gens sans rêve. Parce que c'est bien de celà qu'il s'agit, comprendra qui veut. Mais ceci est une autre histoire.

Complement multimédia: Bien de retour

02 juillet 2006

Crève, hippie !


Aujourd'hui j'ai enfin décidé de rectifier le tire du premier article en vous parlant (vraiment) d'Easy Rider, premier film de Dennis Hopper en tant que réalisateur. Il lui a d'ailleurs valu le prix de la meilleure première œuvre au festival de Cannes en 1969.

Easy Rider c'est l'histoire de Wyatt (Peter Fonda) et Billy (Dennis Hopper), deux jeunes motards qui après avoir vendu une grosse quantité de drogue décident d'aller à la Nouvelle-Orléans pour assister à un Festival. Sur leur route, ils rencontreront George Hanson alias Jack Nicholson, un avocat débauché et alcoolique qui accompagnera nos deux anti-héros dans leur périple. Ensemble ils vont se heurter à une Amérique conservatrice, raciste, et intolérante. Véritable oeuvre révolutionnaire, ce film coup de poing changea à jamais la vision que l'amérique avait sur elle même.

Autant le dire tout de suite, le scénario d'Easy Rider est complétement rudimentaire: On roule, on fume, on boit, on baise, on fait l'apologie de la liberté, et c'est ça tout au long du film. Mais il faut dire que celui-ci (tout comme les dialogues d'ailleurs) a été en grande parti improvisé sur place. De là provient une certaine sensation de confusion et de chaos, soignée par une mise en scène parfois absente.
Mais ces carences ne sont en aucun cas des défauts car le film ne s'explique pas, il se vit. Tout d'abord repoussant, il fini par devenir simplement jouissif et d'une fraicheur rare grace à cette construction chancelante.

Vous l'aurez compris, le puissance du film ne se situe pas dans son aspect technique ou scénaristique, mais avant tout dans son message; C'est le constat d'une rupture soudaine, de la transformation des Etats-Unis. Autrefois pionnier de la liberté (et recherchant perpetuellement à repousser ses frontières), désormais en proie au puritanisme et à intolérence: C'est la fin du Rêve Américain.

Wyatt et Billy, symboles de la génération hippie, sont ainsi en parfaite opposition au monde dans lequel ils évoluent et deviendront victimes de son imcompréhention. D'ailleurs, une scène du film dévoile précisement les causes de cette intolérence, et c'est bien plus explicite que mes palabres ! >> Extrait.

George: Tu sais, ce pays était chouette avant, je n'arrive pas à comprendre ce qui a mal tourné...

Billy: Tout le monde a la trouille voilà ! On ne peut même pas aller dans un hotel minable. Ils pensent qu'on va leur couper la gorge. Ils ont peur.

George: Ils n'ont pas peur de toi. Mais de ce que tu représentes.

Billy: Tout ce qu'on représente pour eux c'est des cheveux trop longs.

George: Oh non... Ce que tu représentes pour eux, c'est la liberté.

Billy: La liberté, c'est ça qui compte.

George: C'est vrai que c'est ce qui compte. Mais en parler et être libre c'est pas la même chose. C'est dur d'être libre quand on est un produit acheté et vendu au marché. Mais ne leur dit jamais qu'il ne sont pas libres, ils se mettraient à tuer et massacrer pour prouver le contraire. Ils vont te parler sans arrêt de liberté individuelle. Mais s'ils voient un homme libre, ils prennent peur.

Les personnages se heurtent donc à une Amérique changeante et démystifiée, soumise à des codes et des normes qui l'oblige à s'enfermer sur elle même, à se créer des frontières alors que, comme dit plus haut, elle avait pour habitude de les éloigner.

Au tour des musiques maintenant, car je ne pourrais pas faire un article sur Easy Rider (même un article tout court) sans en parler; du bon vieux rock sudiste comme on l'aime avec en tête Steppenwolf et sont titre interplanetaire Born to be wild. Mais ce n'est pas tout ! Hendrix, les Byrds et Roger McGuinn sont aussi au rendez-vous (d'ailleurs c'est un bel exploit quand on sait que le film a été réalisé sans une thune). Tout ceci accompagné par les paysages stériles de la Californie: Tout simplement bandant. Concernant les acteurs, ils se lachent complétement et le résultat est assez impressionnant (mention spéciale pour Jack Nicholson).

Pour terminer, qu'est-ce que je pourrais bien vous dire mis à part que ce Road Movie est un sublime cantique à la vie et la liberté d'expression. Un chef-d'oeuvre de contre culture. Posted by Picasa

En cadeau, la fameuse Born to be wild de Steppenwolf (à écouter bien fort!).